Lave et paysage lunaire au coeur de l’île d’Ambrym

Je décolle de Santo à bord du petit avion en direction de l’île d’Ambrym, à Ulei. A bord, je rencontre Audrey et Maxime, avec qui je vais partir faire mon treck de la traversée de l’île d’Ambrym sur 2 jours, en passant par les volcans Marum et Benbow. Nous retrouvons Benjamin à notre arrivée.

le village de Endu

Un taxi benne nous emmène à Endu, où nous arrivons dans nos bungalows au sein d’une famille ni-van adorable. Un accueil chaleureux, avec de bons petits plats. Leur fils nous emmène en bord de mer puis voir un sculpteur du village. L’île d’Ambrym est réputé pour ces sculptures, ainsi que son côté mystique.

Le treck commence

Notre guide Jean, ainsi que son porteur viennent à notre rencontre de bon matin. Chargés de nos sac à dos contenant essentiellement notre eau, nous partons tout d’abord sur la côte puis nous rejoignons la jungle. Une montée difficile dû au poids et la chaleur. Nous finissons par arriver en haut d’une magnifique vue sur la jungle, ainsi que les volcans. Nous continuons notre marche dans la caldeira, en croisant de nombreuses orchidées avant d’arriver au campement.

le Mont Marum

Nous partons en fin d’après-midi pour le Mont Marum. Un paysage lunaire durant notre ascension. Après 45 min de marche, nous arrivons au bord du cratère fumant. Au centre du cratère, le spectacle est époustouflant. Un lac de lave en ébullition. Nous restons tous impressionné par ce spectacle de la nature. L’une des choses les plus marquantes que j’ai pu voir.

la traversée de la caldeira et le Mont Benbow

Nous partons de bonne heure, en empruntant le même chemin que la veille, passant au sommet du mont Marum. Nous en profitons pour admirer le lac de lave bouillonnante de nouveau. Nous continuons notre chemin dans le magnifique paysage lunaire, en croisant des cheminées fumantes du volcan. Nous arrivons près du Mont Benbow, un autre volcan effusif, ou nous rejoignons notre nouveau guide Roger. Audrey et Maxime partent pour l’ascension du Mont Benbow, beaucoup plus difficile. Avec Benjamin, nous restons à l’autre campement. Je ne me sens pas en mesure de faire cette randonnée très difficile.

Retour et arrivée à Craig Cove

Peu après le retour du groupe, nous partons de nouveau dans la jungle durant plusieurs heures. Un pick up devait nous attendre à la fin du treck, mais n’est pas au rendez-vous. Nous continuons notre chemin jusqu’à la maison de notre guide. Il fait nuit lorsqu’un taxi vient nous chercher plus tard pour nous emmener à Craig Vove. Dans la benne sur un petit chemin au milieu de la jungle, on peut voir la voie lactée autour du sommet rougeoyant du Mont Benbow. Un spectacle magnifique.

 

Le village de Fanafo, à la rencontre de la population

Je suis de retour sur l’île de Santo, après avoir pris le petit avion surchargé de personnes et de bagages. Je retourne à la coloc. Je rencontre Anne-Sophie et Audrey au Kava, avec qui je pars le lendemain pour Fanafo.

Accueil et histoire du village

Nous partons dans le taxi benne. Après avoir passé 1h sur le chemin de terre, au milieu de la jungle, nous arrivons au village de Fanafo. Francky, le chef du village, vient nous accueillir accompagné de ses petits enfants, qui nous offrent des bouquets d’orchidées. Les plus jeunes sont en habits traditionnels, feuillage pour les filles, pagne pour les garçons. Nous sommes conviés à nous installer sur une natte, et nous écoutons l’histoire du village et des ascendants de Francky lors de l’époque colonial et la prise d’indépendance du pays. Une histoire passionnante.

Fanafo et ses habitants

Francky nous fait visiter son jardin, puis le village. Nous passons près de l’école et l’église. En chemin, nous rencontrons les villageois et discutons avec eux. Certains préparent du laplap, le plat typique Ni-Van. Nous rencontrons la seule dame habillé dans son feuillage traditionnel.

Une rivière pleine de vie

L’une des petites filles de Francky nous accompagne à la rivière. Un endroit très vivant, ou les gens se rencontrent et font leurs petites vies. D’un côté, les jeunes hommes s’amusent à se jeter dans l’eau. De l’autre, les femmes font leur toilette en restant habillé, ou bien lavent leur linge. j’hésite à me mettre en maillot de bain. Je fini par me baigner dans la rivière avec ma robe, intimidé à l’idée d’être la seule femme à moitié dénudé.

Dans cette rivière, nous rencontrons Lauretta, qui nettoie son linge. Nous sympathisons très rapidement, en blaguant beaucoup. Nous la retrouvons en soirée pour une petite balade suivi d’un Kava.

Nous rentrons à Luganville le lendemain matin après avoir passé la nuit en tente. Je retrouve mes adorables petites voisines. Aujourd’hui, elles prennent soin de moi et me font un masque à l’avocat.

 

Lac et volcan au coeur de l’île de Gaua

Je me rend à l’aéroport de Santo. Je pars en direction de l’île de Gaua, situé dans les îles du Nord, la région des Banks, un endroit beaucoup moins touristique du Vanuatu.

Petit avion

Je monte à bord de l’avion 17 places. Je peux voir le commandant et son assistant depuis mon siège. Nous survolons plusieurs îles et feront halte sur une autre île avant d’arriver à Gaua. Pour l’atterrissage, l’avion perd de l’altitude lorsque nous survolons la mer, avant d’atterrir sur une piste d’herbe au milieu de la jungle. J’avoue que c’est déroutant.

Robert, le propriétaire de la pension, est venu me chercher. Nous partons à pied pour Namasari, son village. Ici, il n’y a pas de voiture sur l’île. Tous les déplacements se font à pied sur des chemins de terre, plus ou moins larges. Il n’y a pas d’électricité non plus. Uniquement des lampes solaires auxquels on peut se brancher.

Namasari et ses habitants

Je rencontre les différents membres de la famille de Robert. Sous la chaleur écrasante, je souhaite me baigner dans la mer, mais je n’ai que mon maillot de bain. Ici, il est de bon usage de se baigner habiller. Il pars un moment et revient accompagné de 3 jeunes filles. Elles me guident près d’une plage déserte. Pleines de vie et de rires, elles commencent à s’amuser dans l’eau, puis m’offrent un petit spectacle un peu timide de musique dans l’eau. Une spécialité de Gaua. Les femmes apprennent dès leur plus jeune âge à jouer des sortes de percussions, en frappant et déplaçant l’eau.

Départ pour le Treck

Je pars avec John, mon guide au petit matin. Nous partons dans la jungle sur un petit sentier, en petite montée. La chaleur, mais surtout l’humidité est difficile à supporter. Après environ 3h30 de marche, nous arrivons au campement, situé près du lac Letas. D’autres personnes se trouvent déjà sur place, car un archéologue du centre culturel du Vanuatu est venu faire des recherches.

La cascade de Siri

Nous partons en pirogue sur le lac pour atteindre l’autre rive. C’est ici que commence le chemin de randonnée, toujours dans la jungle, pour nous rendre à la cascade de Siri. Il commence à pleuvoir. Beaucoup. Nous arrivons au point de vue pour admirer cette cascade vertigineuse, à 120 m de hauteur.

De retour sur la rive, John appel au loin pour que la pirogue vienne nous chercher. Paul, mon autre guide et les hommes partent pêcher des crevettes dans le lac pour le dîner.

Le Mont Garet

Nous partons le lendemain en pirogue pour nous rendre au Mont Garet, le volcan fumant. Nous traversons la jungle avant de nous rendre au pied du volcan. Une végétation endémique avec de nombreuses orchidées blanches, roses ou violacées. Nous escaladons le volcan qui monte à pic avant d’arriver au sommet. Une fumée blanche et épaisse s’échappe du cratère. Je suis impressionné de me trouver ici . La vue de l’autre côté est époustouflante. Voir la jungle au pied du Mont, le lac, de la jungle de nouveau, la mer puis les îles au loin, le l’effort en vaut la peine.

 

Plongée et aventure sur l’île de Santo

Je pars sur le petit bateau accompagné de Murielle et Yann, rencontré plus tôt lors de mon escapade pour Port Olry. Nous partons plonger.

L’épave du président Coolidge

Il s’agit d’une des épaves les plus connus au monde. Ce paquebot de 200m a coulé en 1942 aprés avoir percuté une mine. Tout est resté intact à l’intérieur. Nous partons pour notre première plongée. l’intérieur est fascinant, on peut voir les obus intacts. Les jeux de lumière sont magnifiques et les algues et coraux se sont appropriés les lieux. Nous restons peu de temps dans l’épave malheureusement.

La danse des poissons flash

Nous attendons sur le bateau le coucher du soleil pour une plongée un peu plus spécial. Muni de torches, nous retournons à l’eau. Notre moniteur nous conduit à l’intérieur de l’épave, dans le noir le plus profond. C’est alors que de petites lumières apparaissent les unes après les autres, formant des bancs et des vagues tout autour de nous, tel des lucioles. Il s’agit des poissons flash, de petits poissons nocturnes aux joues phosphorescentes. Avec le bruit de ma respiration dans le détendeur au milieu de ce spectacle, j’ai l’impression de voler dans un pays féerique. L’une de mes plus belle plongée.

L’aventure de Millenium Cave

Millenium Cave est un tour comprenant 4 activités : randonnée dans la jungle, la traversée d’une grotte, du canyoning et de la nage. Cette activité sert aussi à financer une école. Car ici, l’éducation des enfants est payante.

Je pars accompagné de Benjamin, croisé plus tôt à Port Vila, ainsi que d’autres personnes. Après avoir passé 1h dans le taxi benne sur des chemins de terre traversant la jungle, nous rencontrons notre guide. Une petite marche avant d’arriver au charmant village rustique et bien entretenu, nous repartons en randonnée dans la jungle.

La grotte aux hirondelles

Nous descendons dans une grotte traversée par un petit ruisseau. Lieu de vie des hirondelles et roussettes, les nids sont nichés contre les parois. Muni de lampes torches, nous nous aventurons dans la grotte que nous traversons, dans un noir profond.

Canyoning et nage

Nous partons pour un peu de crapahutage entre roche et rivière, alternant les moments d’escalade, de marche, et des pieds dans l’eau. Nous arrivons dans le lit de la rivière située dans un canyon. C’est ici que nous allons nous laisser porter dans l’eau rafraîchissante en traversant une petite cascade, avec un arrêt plongeons dans l’eau à 6m de haut. La fin se corse un peu, avec une petite séance d’escalade avant de rejoindre le village.

dans mon top d’activités durant mon voyage au Vanuatu, 2 journées pleines d’aventures et d’émerveillement.

 

Le petit village de Port Olry

Situé au nord de la côte est de l’île de Santo, Port Olry est un village côtier d’environ 3000 habitants, principalement francophone. Je pars explorer le village. Ici tout le monde ce salue et se souris. 

En haut de la colline

Je demande mon chemin à un groupe de dames. Nadège, une femme de 38 ans s’arrête à ce moment là, et me propose de m’accompagner en haut de la colline. Nous partons accompagné de sa fille dans la forêt. Nous arrivons en haut de la colline, avec une belle vue sur le village, le lagon ainsi que les îlots. En retournant au village, je fais la connaissance des membres de sa famille, ainsi que de sa fille qui venait d’accoucher. Un petit garçon âgé de 3 jours.

Nous redescendons la côte après avoir passé 2 belles journées dans ce petit coin de paradis. Notre chauffeur nous a installé un canapé en bambou dans la benne du taxi.

Champagne beach

Certainement l’une des plages les plus connus du Vanuatu. Les vaches ont envahi la plage et la place du marché, cherchant l’ombre. Le panorama est très beau, mais je dois dire que je préfère Lonnoc ou Port Olry. Je pars muni de mon masque et tuba explorer le récif. De très beaux coraux et poissons colorés, ainsi que des poissons clown retiennent mon attention.

Le Shark blue hole (le trou bleu au requin)

Non non, il n’y a pas de requins ici. Il s’agit bien d’eau douce. Ce trou bleu à une profondeur de 18m, et sa couleur fait penser à celle de la mer, bleu profond. Il n’y a pas de corde pour ce lancer, mais il y a un ponton d’où on peut plonger. Je m’amuse donc comme une enfant avec les filles à me jeter dans l’eau et faire des bombes.

Trous bleu et plages de rêve : La côte est de Santo

Je pars avec un groupe de personnes par l’intermédiaire de Zaza. De cette manière, nous pouvons diviser les frais par le nombre de personnes. Damas, notre chauffeur, va nous faire visiter plusieurs petits coins de paradis avant de nous rendre à Port Orly. J’embarque avec 7 autres personnes, dont 3 adolescentes.

Le trou bleu de Riri

Un trou bleu est un trou d’eau douce ou saumâtre, relié à la mer. Il subit donc le phénomène des marées. La couleur bleu de l’eau viendrait du calcaire des roches. Et je dois dire que le bleu de Riri est magnifique, particulièrement sous les rayons du soleil qui le rend éclatant. La végétation exotique et luxuriante accentue le côté paradisiaque. Vue de l’intérieur avec un masque, je suis entouré de turquoise. Pour égayer les plus jeunes ainsi que les grands enfants, on peut jouer à Tarzan sur une corde avant de se jeter à l’eau. Nous profitons des moments seul avant la déferlante de touristes Australiens. 

Le trou bleu de Matevulu

A quelques minutes de Riri, nous arrivons à un deuxième trou bleu, Matevulu. Nous traversons les vestiges d’une ancienne piste datant de la seconde guerre mondiale, que la nature se réaproprie. Tout aussi magnifique, le bleu est différent. Il est aussi beaucoup plus profond. Sa particularité est l’immense Bagnant de l’autre côté de la rive, que l’on peut escalader et se jeter à la corde. Vue d’en haut, il ne faut pas avoir le vertige pour se lancer.

Nous reprenons notre chemin, toutes les filles dans la benne du taxi, cheveux au vent. Car ici, être dans la benne arrière est autorisé, donc nous en profitons.

La plage de Lonnoc

Voyez-vous les plages de carte postale? La plage de Lonnoc pourrais servir de modèle. Sable fin blanc, doux sous les pieds, mer turquoise et cocotiers, petis faré pour déjeuner. La mer est chaude. L’endroit idéal pour se relaxer.

Port Olry

Nous voici arrivé à destination. Je loge dans un petit bungalow rustique mais charmant, fait en bambou tressé, donnant sur la belle plage de port Olry. Je rejoins les filles pour une séance d’ensablage, transformation en sirène, ressemblant plus au dugong. N’ayant jamais été ensablé, j’ai eu le droit à mon baptême.

Arrivée au Vanuatu : Port Vila et Luganville

J’atterris à Port Vila en soirée. Je m’installe dans un petit motel bien et bon marché que m’a conseillé Zaza, une française installée au Vanuatu, qui m’aide à organiser mon voyage. On me l’a vivement conseillé.

Port Vila, la capitale

La ville est située sur l’île d’Efate, au centre de l’archipel. La cité c’est bien remise du cyclone l’ayant dévasté 9 mois auparavant. Ici, les langues se côtoient. Bishlamar, la langue officielle, mais aussi l’Anglais, le Français et beaucoup de dialectes locaux. Des personnes souvent très accueillante, avec un sourire sur le visage.

Après avoir passé presque 2h pour prendre mes billets d’avion pour passer d’île en île, je visite un peu le centre ville. Le marché retient mon intention. Le poumon de la ville, actif jour et nuit. Des fruits et légumes de tous genres, bien moins cher qu’en Nouvelle-Calédonie, et tous type d’artisanat. J’adore flâner entre les stands.

Le musée du Vanuatu

Je pars exploré le musée. Beaucoup d’informations sur la culture Ni-Van, les différentes tribus et rituelles, mais aussi de l’histoire sur les colons, ainsi que d’où vient le peuple. Un bon départ pour comprendre la culture du pays. Lors de la visite, un guide nous explique l’art des dessins sur le sable, éphémères, réalisés au doigt en une fois. La performance est captivante.

l’îlot Erakor

Je retrouve Benjamin, que je rencontre la veille lors de ma visite au musée. Nous rejoignons l’îlot en taxi boat sur la journée. C’est ici que se trouve la seule poste sous-marine. Mais pour être honnête, il n’y a rien d’extraordinaire, un attrape touriste. En revanche, le PMT est magnifique avec de superbe coraux aux architectures élégantes et coloré.

Je reçois un appel de Zaza. Mon vol est avancé d’une journée, et je dois prendre l’avion le soir même. Je pars donc en vitesse préparer mes affaire pour être prête à décoller pour l’île de Santo. C’est ici que je retrouve Zaza, ainsi que d’autres voyageurs. Je loge dans une maison partagée, qu’elle surnomme la collocation.

Luganville

Voici la deuxième ville du pays. Avec une rue principale longeant la mer, des magasins principalement tenu par des chinois. Comme sa grande soeur Port Vila, Lunganville possède son marché ouvert jour et nuit, mais proportionnel à la taille de la ville.