Les bambous d’Uravu et le festival de Wayanad

La région nous offre de belles découvertes. Nous nous rendons à Uravu, inspirant et éducatif, situé près de Kalpetta. C’est la deuxième fois pour Hilal, qui a pu m’expliquer pas mal de choses. Le village est très impliqué dans le projet : réalisation d’objets, de maison et de mobilier fait à partir de bambou.

Uravu, la fabrique de Bambou

Nous arrivons un peu par hasard à une inauguration à Uravu. Pour l’occasion, des ateliers et démonstrations sont mis en place. Le bâtiment principale est dédié à la vente d’objets réalisé en bambou pour les artisans locaux, ainsi qu’une exposition d’oeuvres. Un peu plus loin, des artisans font des démonstrations de fabrication d’objets, et nous expliquent avec passions comment faire, paniers, tressage, stylos. De belles pièces de mobilier sont exposées et nous pouvons visiter les magnifiques petites maisons hôtelières aux alentours. Nous finissons par la pépinière, avec plus de 40 variétés.

Le parfum des caféiers

Je me réveil avec un parfum exquis dans la maison. Les caféiers qui nous entours ont parés leurs belles grappes de fleurs blanches. Les environs sont remplis de champs de caféier, et nous roulons avec le nez à la fenêtre pour nous imprégner de leur parfum enivrant, doux et fleuris. La floraison est exceptionnellement courte. En 48 heures, il n’y a plus une fleur.

Le festival de Wayanad

Pendant environ 10 jours, tout près de chez nous, à lieu le festival annuel de Wayanad. Je suis invité par Ama, qui est l’une des organisatrices du festival, pour l’inauguration. Pour cela, un drapeau fait de bambou est monté et annonce le pic de l’événement. Intimidé d’être une invitée spéciale, je suis sollicité pour les photos de groupe, et j’apparais même à la télévision locale.

Le festival est très populaire avec son cirque, fête foraine, manèges et de nombreuses échoppes. Le plus marquant restera une démonstration de moto et voitures dans une petite arène en bois. Nous montons l’escalier pour nous rendre dans les gradins, situé juste au dessus de ce grand cylindre. Pas très stable, et je me demande vraiment comment l’édifice tiens debout. La démonstration commence. 3 motos roulent le long de la parois en bois à la verticale, tout près des spectateurs. S’en suit 3 voitures dans ce petit espace. Les conducteurs sont assis à leur fenêtres, et font des cascades pour le plus grand plaisir des spectateurs. Impressionant!

 

Aloha Hawaii : Waikiki et autour

La plus longue journée de ma vie. Je pars de Brisbane en fin d’après midi, à 5h. Après 9h de vol, me voici arrivée à Honolulu le même jour, à 6h du matin. Ce qui rattrape la journée non existante de ma vie il y a plus de 1 an, lors de mon départ pour les îles Fidji.

Un peu déboussolé. Après avoir cherché une connexion wifi pendant plusieurs heures, je finis par retrouver Mike, mon hôte pour toute la semaine, à son lieu de travail afin de déposer mon sac. Il a une chambre de libre au sein de la collocation et m’a proposé de rester chez lui via couchsurfing. Une aubaine!

La fameuse plage de Waikiki

On a tous entendu parler de ce lieu mythique. Pour tout vous dire, la plage est constamment bondé de monde. Des hôtels de luxes donnent directement sur le rivage. Mais c’est son agitation qui fait le charme de Waikiki. Je vois, depuis la passerelle, une tortue nageant tranquillement.

Je fais un tour au marché avant de me rendre à la fameuse Statue de Duke Kahanamoku. Ici en signe de bienvenue. Juste à côté, un groupe de musiciens local joue pour le plaisir des touristes.

Koko Head

Sous une pluie battante, je décide de m’aventurer, prendre les escaliers pour monter le volcan éteint de Koko Head, beaucoup moins touristique que Diamond Head. En guise d’escaliers, c’est en réalité un ancien chemin de fer, plus du tout en état. Et ça monte droit! Entre escaliers, et escalade. Je n’ai pas vraiment pris ça en considération, avec ma cheville encore fragile. La vue est belle, mais je dois me résigner à faire demi tour à mi-parcoure.

Sandi Beach

J’attends le bus. Un local s’arrête et me propose de m’emmener à la plage de Sandi Beach. Magnifique paysage entre la plage et le volcan éteint de Koko Head. C’est un endroit idéal pour surfer, beaucoup de vagues. Des vagues tellement grosses et au bord du rivage, qu’on peut être assommé lors d’une baignade.

 

Lac et volcan au coeur de l’île de Gaua

Je me rend à l’aéroport de Santo. Je pars en direction de l’île de Gaua, situé dans les îles du Nord, la région des Banks, un endroit beaucoup moins touristique du Vanuatu.

Petit avion

Je monte à bord de l’avion 17 places. Je peux voir le commandant et son assistant depuis mon siège. Nous survolons plusieurs îles et feront halte sur une autre île avant d’arriver à Gaua. Pour l’atterrissage, l’avion perd de l’altitude lorsque nous survolons la mer, avant d’atterrir sur une piste d’herbe au milieu de la jungle. J’avoue que c’est déroutant.

Robert, le propriétaire de la pension, est venu me chercher. Nous partons à pied pour Namasari, son village. Ici, il n’y a pas de voiture sur l’île. Tous les déplacements se font à pied sur des chemins de terre, plus ou moins larges. Il n’y a pas d’électricité non plus. Uniquement des lampes solaires auxquels on peut se brancher.

Namasari et ses habitants

Je rencontre les différents membres de la famille de Robert. Sous la chaleur écrasante, je souhaite me baigner dans la mer, mais je n’ai que mon maillot de bain. Ici, il est de bon usage de se baigner habiller. Il pars un moment et revient accompagné de 3 jeunes filles. Elles me guident près d’une plage déserte. Pleines de vie et de rires, elles commencent à s’amuser dans l’eau, puis m’offrent un petit spectacle un peu timide de musique dans l’eau. Une spécialité de Gaua. Les femmes apprennent dès leur plus jeune âge à jouer des sortes de percussions, en frappant et déplaçant l’eau.

Départ pour le Treck

Je pars avec John, mon guide au petit matin. Nous partons dans la jungle sur un petit sentier, en petite montée. La chaleur, mais surtout l’humidité est difficile à supporter. Après environ 3h30 de marche, nous arrivons au campement, situé près du lac Letas. D’autres personnes se trouvent déjà sur place, car un archéologue du centre culturel du Vanuatu est venu faire des recherches.

La cascade de Siri

Nous partons en pirogue sur le lac pour atteindre l’autre rive. C’est ici que commence le chemin de randonnée, toujours dans la jungle, pour nous rendre à la cascade de Siri. Il commence à pleuvoir. Beaucoup. Nous arrivons au point de vue pour admirer cette cascade vertigineuse, à 120 m de hauteur.

De retour sur la rive, John appel au loin pour que la pirogue vienne nous chercher. Paul, mon autre guide et les hommes partent pêcher des crevettes dans le lac pour le dîner.

Le Mont Garet

Nous partons le lendemain en pirogue pour nous rendre au Mont Garet, le volcan fumant. Nous traversons la jungle avant de nous rendre au pied du volcan. Une végétation endémique avec de nombreuses orchidées blanches, roses ou violacées. Nous escaladons le volcan qui monte à pic avant d’arriver au sommet. Une fumée blanche et épaisse s’échappe du cratère. Je suis impressionné de me trouver ici . La vue de l’autre côté est époustouflante. Voir la jungle au pied du Mont, le lac, de la jungle de nouveau, la mer puis les îles au loin, le l’effort en vaut la peine.

 

L’esprit colonial de Levuka

Un peu lassé par Suva, je décide de continuer mon aventure malgré les pansements. Je cherche donc sur ma carte où est ce que je peux aller, possédant un centre médical en cas de problème. Mardi, j’ai décidé de prendre le ferrie en direction de Levuka , l’ancienne capitale des Fidji, situé sur l’île d’Ovalau.

Levuka n’est pas très loin de Suva lorsqu’on regarde sur la carte. Mais avec le bus-ferrie-bus, cela m’a pris l’après midi ! Arrivé à Levuka, je suis suprise.

J’ai l’impression de voyager dans le passé.

L’ancienne capitale est classé au patrimoine de l’UNESCO. Et pour cause, la ville a gardé toute son architecture d’antan, héritage de l’Angleterre lorsque les Fidji étaient encore une colonie. Les églises, les maisons, ce mix anglo fidjien est juste magnifique.

Je loge dans une charmante auberge, tenu par une famille et je me sens un peu comme à la maison ici. Tuks m’a accompagné pour le voyage. Hier, nous somme partis faire une randonnée en direction du pic, qui offre une magnifique vue sur Levuka depuis le sommet.

Toute une expédition !

Cela ressemblait plus à une randonné escalade. Les conditions n’étaient pas les meilleurs. Il a beaucoup plu durant toute la nuit, le chemin était donc très boueux et glissant ! Je me sentais comme dans un film d’Indiana Jones, sur ce tout petit sentier au milieu de la jungle, entouré de toutes ces plantes exotiques, ces fleurs aux formes hallucinantes.

Nous avons pris le mauvais chemin en cours de route. Un agriculteur nous a entendu de loin, il est venu à notre rencontre pour nous aider à retrouver le bon chemin. Bien contente d’arriver en haut du pic après 3 heures de crapahutage.

Mais l’ascension en valait la peine, la vue est magnifique !

 

L’heure Fidjienne : de Nadi à Mana

Samedi matin, j’ai pris le bus local pour rejoindre Mitch, mon hôte. Je suis hébergé dans une belle maison au sein de la famille, avec sa tante et ses cousins et cousines. Je commence doucement à organiser la suite du voyage. Mais pas toujours facile avec un budget serré et une connexion à internet très limité. Et oui, la vie coûte cher sur les petites îles, car tout arrive par bateau. Les places offrant une connexion à internet sont rares, il faut se déplacer dans un café internet.

C’est aussi le début de la saison des pluies. Il a plu tout l’après midi. J’en profite donc pour prendre mon temps et relaxer. Que ça fait du bien. Tout c’est enchainé ces derniers mois, je prends enfin le temps de me reposer un peu.

Je m’adapte à l’heure Fidjienne.

Ici tout le monde est relax, on prend son temps. Je sympathise avec les membres de la famille ainsi que les autres voyageurs hébergé ici. Leila nous montre des danses traditionnelles polynésiennes. C’est son travail. Nous sortons plus tard entre filles en club, où nous nous sommes beaucoup amusé.

Le dimanche, tout est fermé aux Fidji. Fidji time, comme on dit ici ! Nous sommes partis à la plage avec Mitch. Le ciel était gris, mais pas de pluie. L’eau est chaude, cela change de la Californie. Le soir venu, tout le monde se réunit autour du traditionnel Kava. Bonne ambiance. Beaucoup de blagues et de rires. J’ai même eu le droit à un cours de Fidjiens.

Ce matin, avec les 2 autres couchserfeurs et Rosa, la cousine de Mitch, nous avons pris le bateau en direction de Mana, une petite île dans l’archipel des Mamanuca.

Le paysage est digne des cartes postales !

L’eau est tellement transparente qu’on peut voir les poissons. Tuks, mon instructeur de plongé est venu me rejoindre à mon arrivée. Je commence demain. Durant l’après midi, j’ai commencé à visionner les vidéos de ma formation. J’ai aussi sympathisé avec les autres personnes de l’auberge, ainsi que visité le village et discuté avec ses habitants. Le soir venu, nous avons eu la chance de voir un spectacle de danse traditionnelle Fidjienne.