Le dernier bout de la Route 138, de Havre Saint-Pierre à Kegaska

Nous quittons Havre Saint-Pierre en direction de Kegaska, les 200 derniers kilomètres de la 138. Nous avons pu louer à l’office du tourisme un guide audio pour nous accompagner sur la route, et durant nos escale, de Havre Saint-Pierre à Natashquan, anciennement la fin de la route 138. Des locaux nous racontent les histoires de leur pays, des spécialistes nous expliquent la diversité de la flore et de la géologie, nous découvrons des artistes d’ici et plusieurs anecdotes. Un bout de chemin très instructif, offrant aussi de beaux panoramas.

Baie Johan-Beetz

Un petit village très charmant et tranquille. On s’arrête pour la beauté des points de vue qu’offre le parc de Baie Johan-Beetz, ses petites maisons colorés, la maison Johan Beetz, appelé aussi le « chateau ». Un chemin de bois passe parmi les maisons, l’église et le boisé.

Aguanish

Arrivé en fin d’après midi, nous avons tout de suite été séduit par Aguanish. Avec sa rivière, ses plages, ses maisons blanche éparpillées, sa beauté est époustouflante, particulièrement au coucher du soleil. Nous avons d’ailleurs décidé planter notre tente au camping Relais de-Cayes, d’où nous avons pu admirer l’incroyable levé de la lune rousse. Magique!

Natashquan

Connu pour être le village natale de Gilles Vigneault, un poète-chansonnier (que nous avons découvert pendant l’enregistrement audio), certains iront visiter ses maisons. Depuis le bord de l’eau, on peux admirer les Galets un peu plus loins, un regroupement de petits hangars blanc au toit ardoise et parsemé de rouge. Elles sont le vestige de l’un des centre de pêche le plus actif de la région. On y accède par une passerelle en bois et on profite ensuite pour marcher le long de la plage.

Arrivé à Kegaska

Plus de 50 km de route de gravier avant d’arriver à la fin de la route. Nous traversons plusieurs rivières avec de beaux points de vue avant de rejoindre Kegaska, le premier village de la basse Côte-Nord, qui fut rattaché par la route en 2013. Un village de pêcheur dans une nature grandiose, on se sent au bout du monde.

La route se termine, mais il y a plusieurs villages le long de la côte avant d’arriver à Blanc Sablon, où la route reprend. Ces villages sont accessibles par ferry, ou certains par avion. Parmi eux, le fameux village de Harrington Harbour, qui a servit de lieux de tournage au film Québécois « la grande séduction ». Il est classé parmi les plus beaux villages du Quebec. Malheureusement, avec la pandémie, il n’est pas possible de se rendre aux autres villages de la Basse Côte Nord.

 

La Minganie, le vraie visage de la Côte Nord

La Chute Manitou

Nous quittons Sept-île en fin d’après midi et nous campons tout près de la chute Manitou. C’est en matinée que nous allons descendre le sentier qui nous mène à la fameuse chute de Manitou, spectaculaire et magnifique. Un arrêt à ne pas manquer.

Petits villages au bord du fleuve

La 138 traverse plusieurs villages situé au bord du fleuve : Rivière au Tonnerre, Magpie, Longue Pointe de Mingan. Des petits villages avec des églises en bois typique, et des maisons traditionnels colorées. Les vues sont magnifiques et ces villages authentiques sont très charmant.

Le paysage change

Jusqu’à présent, nous avons vue beaucoup de sapins et des paysages maritimes lors de nos nos arrêts le long de la 138. Arrivé en Minganie, les tourbières prennent leur place dans le paysage. Milieu humide riche, composé de différentes mousses, d’une multitude d’espèces végétales, dont plusieurs sortes de petits fruits (incluant la Chicoutai) ainsi que des petits lacs. C’est très dépaysant.

La Chicoutai

Petit fruit du pays, la chicoutai, de couleur orangé, fait partie de la famille des framboises. Elles poussent dans les tourbières et chaque plan produit un fruit. Prisé mais rare. Ce n’était pas une bonne année pour les récoltes. D’ailleurs, la maison de la Chicoutai à fermé ses portes, les stocks sont écoulés (confitures, tisanes, etc…) Heureusement, nous avons trouvé de la tarte servit dans un restaurant à Havre Saint Pierre, ainsi que des sundae à la Chicoutai servit dans une cantine à Longue Pointe Mingan. Le goût de se petit fruit me fait penser à celui du coing. Délicieux!

Le village de Fanafo, à la rencontre de la population

Je suis de retour sur l’île de Santo, après avoir pris le petit avion surchargé de personnes et de bagages. Je retourne à la coloc. Je rencontre Anne-Sophie et Audrey au Kava, avec qui je pars le lendemain pour Fanafo.

Accueil et histoire du village

Nous partons dans le taxi benne. Après avoir passé 1h sur le chemin de terre, au milieu de la jungle, nous arrivons au village de Fanafo. Francky, le chef du village, vient nous accueillir accompagné de ses petits enfants, qui nous offrent des bouquets d’orchidées. Les plus jeunes sont en habits traditionnels, feuillage pour les filles, pagne pour les garçons. Nous sommes conviés à nous installer sur une natte, et nous écoutons l’histoire du village et des ascendants de Francky lors de l’époque colonial et la prise d’indépendance du pays. Une histoire passionnante.

Fanafo et ses habitants

Francky nous fait visiter son jardin, puis le village. Nous passons près de l’école et l’église. En chemin, nous rencontrons les villageois et discutons avec eux. Certains préparent du laplap, le plat typique Ni-Van. Nous rencontrons la seule dame habillé dans son feuillage traditionnel.

Une rivière pleine de vie

L’une des petites filles de Francky nous accompagne à la rivière. Un endroit très vivant, ou les gens se rencontrent et font leurs petites vies. D’un côté, les jeunes hommes s’amusent à se jeter dans l’eau. De l’autre, les femmes font leur toilette en restant habillé, ou bien lavent leur linge. j’hésite à me mettre en maillot de bain. Je fini par me baigner dans la rivière avec ma robe, intimidé à l’idée d’être la seule femme à moitié dénudé.

Dans cette rivière, nous rencontrons Lauretta, qui nettoie son linge. Nous sympathisons très rapidement, en blaguant beaucoup. Nous la retrouvons en soirée pour une petite balade suivi d’un Kava.

Nous rentrons à Luganville le lendemain matin après avoir passé la nuit en tente. Je retrouve mes adorables petites voisines. Aujourd’hui, elles prennent soin de moi et me font un masque à l’avocat.

 

Lac et volcan au coeur de l’île de Gaua

Je me rend à l’aéroport de Santo. Je pars en direction de l’île de Gaua, situé dans les îles du Nord, la région des Banks, un endroit beaucoup moins touristique du Vanuatu.

Petit avion

Je monte à bord de l’avion 17 places. Je peux voir le commandant et son assistant depuis mon siège. Nous survolons plusieurs îles et feront halte sur une autre île avant d’arriver à Gaua. Pour l’atterrissage, l’avion perd de l’altitude lorsque nous survolons la mer, avant d’atterrir sur une piste d’herbe au milieu de la jungle. J’avoue que c’est déroutant.

Robert, le propriétaire de la pension, est venu me chercher. Nous partons à pied pour Namasari, son village. Ici, il n’y a pas de voiture sur l’île. Tous les déplacements se font à pied sur des chemins de terre, plus ou moins larges. Il n’y a pas d’électricité non plus. Uniquement des lampes solaires auxquels on peut se brancher.

Namasari et ses habitants

Je rencontre les différents membres de la famille de Robert. Sous la chaleur écrasante, je souhaite me baigner dans la mer, mais je n’ai que mon maillot de bain. Ici, il est de bon usage de se baigner habiller. Il pars un moment et revient accompagné de 3 jeunes filles. Elles me guident près d’une plage déserte. Pleines de vie et de rires, elles commencent à s’amuser dans l’eau, puis m’offrent un petit spectacle un peu timide de musique dans l’eau. Une spécialité de Gaua. Les femmes apprennent dès leur plus jeune âge à jouer des sortes de percussions, en frappant et déplaçant l’eau.

Départ pour le Treck

Je pars avec John, mon guide au petit matin. Nous partons dans la jungle sur un petit sentier, en petite montée. La chaleur, mais surtout l’humidité est difficile à supporter. Après environ 3h30 de marche, nous arrivons au campement, situé près du lac Letas. D’autres personnes se trouvent déjà sur place, car un archéologue du centre culturel du Vanuatu est venu faire des recherches.

La cascade de Siri

Nous partons en pirogue sur le lac pour atteindre l’autre rive. C’est ici que commence le chemin de randonnée, toujours dans la jungle, pour nous rendre à la cascade de Siri. Il commence à pleuvoir. Beaucoup. Nous arrivons au point de vue pour admirer cette cascade vertigineuse, à 120 m de hauteur.

De retour sur la rive, John appel au loin pour que la pirogue vienne nous chercher. Paul, mon autre guide et les hommes partent pêcher des crevettes dans le lac pour le dîner.

Le Mont Garet

Nous partons le lendemain en pirogue pour nous rendre au Mont Garet, le volcan fumant. Nous traversons la jungle avant de nous rendre au pied du volcan. Une végétation endémique avec de nombreuses orchidées blanches, roses ou violacées. Nous escaladons le volcan qui monte à pic avant d’arriver au sommet. Une fumée blanche et épaisse s’échappe du cratère. Je suis impressionné de me trouver ici . La vue de l’autre côté est époustouflante. Voir la jungle au pied du Mont, le lac, de la jungle de nouveau, la mer puis les îles au loin, le l’effort en vaut la peine.

 

Lifou : rencontre avec la culture Kanak

Le marché de We

Je pars au marché mercredi matin, toujours en auto-stop. Un marché de produits locaux, principalement des fruits et légumes, mais aussi pâtisseries, bijoux et vêtements… Je discute avec Robert, l’un des marchant. Il vend des crabes de cocotiers et des roussettes. Un peu intrigué, je lui demande comment il les attrape et les fait cuire. Il est ravi de m’expliquer tout ça et nous discutons un bon moment.

la piscine naturelle de Jozip

Jozip est magnifique. La mer, de petites baies d’un côté, les falaises sculptées par la mer de l’autre. Je pars à l’eau pour observer la vie aquatique. Quelques poissons et coraux, mais surtout des failles et des trous font justement penser à des piscines.

Drueulu et les 50 ans du club de Gaicha

Robert, le marchant, m’a parlé de cet évènement ce matin. Il s’agit de l’anniversaire des 50 ans du club de football du district, où Christian Karembeu à fait ses débuts. Il y a des animations à Drueulu. Intriguée, je pars en direction de la tribu. Philip et Edward me conduisent au stade, après avoir fait une halte dans leur tribu et bu une bière.

Un peu intimidé à mon arrivée, un groupe de dame m’invite à me joindre à elles sur leurs paillottes, contentes de m’expliquer se qu’il se passe et papoter. Elles m’invitent à manger le plat traditionnel Kanak avec tout le monde, le bougna, et me trouve même une voiture qui pourra me ramener plus tard. J’assiste aux danses traditionnelles, et écoute les chants. Tout le monde est très accueillant, je passe une excellente soirée.

Plongée à Easo

Je pars très tôt rejoindre le club de plongée sous-marine en auto-stop. Plus d’un an que je n’ai pas plongé, je ressens un mélange d’excitation et de stress. Nous partons à 8 dans un petit bateau le long de la côte. la première plongée est un peu difficile au début, mais le site est de toute beauté. Des coraux fabuleux, notamment les magnifiques gorgones, rouges, oranges et jaunes. Beaucoup de poissons de récifs tous plus beaux les uns que les autres, dans une eau très claire. La deuxième plongée est encore plus excitante car nous passons par différents tunnels et failles.

Le Nakamal

Je retrouve Keri à Easo, qui m’a prise en auto stop dans la matinée. Accompagné de Florian et Julie, rencontré durant la plongé, Keri nous montre les alentours, puis nous emmène au Nakamal, le nom donné au bar à Kava. Je connais déjà bien cette boisson au goût de terre et aux effets similaires à un joint, pour en avoir consommé aux îles Fidji. Un endroit charmant où tout le monde se dit bonjour et discute.

Je rejoins Armand, mon hôte à We, pour voir les anciens joueurs de football, qui ne sont finalement pas venu excepté Christian Karembeu.

 

L’île de Lifou : un petit paradis

je me lève aux aurores. Anne-Christelle me conduit jusqu’à Nouméa, au port d’embarquement du Betico 2. Départ à 7h. Le bateau fait les navettes entre Nouméa et les îles. Un peu stressé de prendre le bateau surnommé « le vomito », je prends des médicaments contre le mal de mer, qui me font somnoler. Le trajet dure 7h et passe par l’île de Maré. A bord, je fais connaissance avec des locaux.

Arrivé à Lifou

Le quai se trouve un peu plus loin que le centre de We. Les îles ne possèdent pas de transport en commun, il faut donc se déplacer en voiture, ou bien faire du pouce. Cela tombe bien, le pouce, bien que contraignant, est mon mode de transport de prédilection. J’arrive donc au centre ville en auto-stop, puis dépose mon sac à l’office du tourisme le temps de faire un tour dans la petite ville, un peu plus légère.

We, la capitale administrative des îles loyauté

Une belle plage, l’eau turquoise, une petite église aux tours blanches. Tout le monde se dit bonjour en souriant. La plupart des maisons possèdent une case, afin de garder le savoir faire et les traditions. A peine arrivé, j’aime déjà cet endroit.

Armand, mon hôte via couchsurfing, vient me chercher après son travail. Je fais la connaissance de son amie Marie, franchement arrivé à Lifou pour un remplacement. Je suis bien accueilli et je me sens très vite à l’aise. Armand nous cuisine du poisson qu’il à pêché durant sa dernière chasse sous marine, une de ses passion.

En route pour Mu

Je pars en pouce de bon matin explorer le sud de l’île. Une famille me conduit au centre ville de We. Un pick-up s’arrête ensuite, je monte à l’arrière avec les cheveux au vent. Roger va à Luengoni, mais décide de m’emmener jusqu’à Mu. Il me montre en chemin la fameuse plage de Luengoni, puis arrivé près de Mu, il m’emmène voir la falaise de Xodre, d’où j’ai vu une tortue de mer. Il me dépose à Mu, d’où j’admire le beau paysage de la baie de Wadra.

Luengoni et sa plage paradisiaque

Je retourne plus tard à Luengoni me baigner. L’une des plus belles plage du pays, le panorama est digne d’une carte postal. Je discute et blague avec des locaux. En marchant plus tard dans le village, je vois une pancarte pour une excursion que je voulais faire, les joyaux de Luengoni. Une femme attend à côté, je lui demande si elle à de l’information sur la sortie. Elle est la guide et attend justement un groupe de 3 personnes pour cette activité. Parfait.

Les joyaux de Luengoni

Ouaoua, notre guide, nous emmène dans la forêt. Nous entrons dans une grotte, composée de roche coralienne. En maillot de bain, muni de notre masque, tuba et chaussures, nous descendons plus profondément dans la grotte. Un lac souterrain, l’eau est très fraîche. Muni d’une lampe torche car il fait noir, nous nageons dans ce lac à l’eau saumâtre. Des stalagmites et colonnes nous entourent. Nous explorons les différents recoins de la grotte à la nage. Dans cette eau extrêmement claire  sous la lumière de la torche, on peut voir le fond avec ces stalagmites. Une sensation étrange, où air et eau se confondent et me donne l’impression de voler au dessus de la grotte en nageant dans cette eau clair. Une sortie fabuleuse.

 

 

Whakarewarewa, le village Maori

J’ai beaucoup travaillé cette semaine. Lorsque je ne travail pas à l’auberge ou bien au restaurant, je garde les 3 enfants de mes patrons. 2 petites de 4 ans et un petit de 5 ans, ça brasse! La semaine dernière, avec mes collègues de l’auberge, nous sommes partis l’après midi visiter le village de Whakarewarewa, un village maori près de Rotorua, situé dans une zone géothermique.

Des cratères et de l’eau chaude

Tout autour des maisons, il y a des bassins d’eau chaude naturelle ainsi que des cratères fumants. Évidement, l’odeur de soufre vient avec. Afin de cuire les aliments, les villageois enveloppent leurs aliments dans des paniers tressés, puis les trempent dans les bassins d’eau chaude. Cette méthode de cuisson est appelé Hangi.

Des danses traditionnelles

Nous avons pu voir la performance de plusieurs danseur, avec le traditionnel Haka. J’avoue que les expressions faciales sont hallucinantes.

Nous avons continué notre tour autour des maisons, du cimetière et des cratères. Nous avons terminé en observant de loin le Geyser en éruption. L’éruption à lieu plusieurs fois par jours, naturellement, durant plus d’une demi heure.