Les ruines du fort de Gingee

Gingee est un village du Tamil Nadu, situé à 1h30 de Pondichéry. C’est son fort datant du 9ème siècle qui fait sa renommée, construit par la dynastie Chola. 3 rochers fortifiés, c’est le Raj Giri et Krishna Giri que l’on visite en général.

En route pour Gingee

Nous louons une moto pour pouvoir nous rendre jusqu’à Gingee. Cela nous prend 2h. Pour être honnête, lorsqu’on n’a pas l’habitude des longues distances en 2 roues, ça fait mal au derrière! En arrivant près de Gingee le paysage à bien changé. Les collines de rochers rond me donne l’impression qu’un géant c’est amusé à faire plusieurs tas de cailloux.

Krishna Giri

Sous un soleil torride nous grimpons un escalier long et bien raide sans ombrage. En arrivant au sommet, nous sommes surpris de ce qui nous attend. Les ruines du fort est un terrain de jeux immense ou nous passons 2h à explorer les recoins. D’anciens temples, granges, colonnes, gravures nous émerveille. C’est aussi un lieu où de nombreux jeunes couples se donnent rendez-vous.

Raj Giri

Nous arrivons malheureusement un peu trop tard pour monter les 300m de dénivelé pour atteindre le fort. Mais en bas, cela en vaut tout autant la peine. Les singes sont les gardiens des lieux, et ils sont nombreux. Nous partons de nouveaux en exploration. Certains endroit me font penser aux décors du jeu vidéo de tomb raider, comme une ancienne grange avec plusieurs salles. Nous nous perdons dans les allées aux multiples arches.

Nous rejoignons ensuite le temple non loin. Les singes s’approprient l’enceinte. C’est l’heure de la puja (la prière) et je m’approche par curiosité. Hilal me laisse y aller seule. Le prêtre m’appelle pour faire un rituel. Il marmonne quelque chose, fait différents gestes et termine en apposant un point avec de la poudre rouge sur mon front. Il me sert ensuite un peu de riz aux légumes, avant de donner le reste aux singes, car le temple est prêt à fermer ses portes.

 

Pondichéry, un petit bout de France

Pondichéry est un petit district côtier situé dans le Tamil Nadu. C’est aussi un ancien comptoir Français. Et son influence se fait ressentir, particulièrement dans White Town. Le mixe franco-indien offre à Pondichery une identité propre à elle.

Nous arrivons au petit matin par le bus de nuit depuis Bengalore. Nous rejoignons une petite auberge simple mais conviviale situé non loin du centre ville, dans un quartier très coloré. Les habitants, chiens et vaches se côtoient de près dans les rues étroites. Les femmes dessinent les traditionnels mandalas à l’entrée des habitations après avoir nettoyé leur maison. C’est typique de l’état du Tamil Nadu.

White Town

La ville blanche, beaucoup plus tranquille que n’importe quel autre quartier, me rappelle les petites préfectures de mon pays natal. Les noms des rues sont inscrits en français et Tamoul. De nombreux restaurants et cafés offrent des spécialités françaises, mais à des prix beaucoup plus élevé. Bharati Park, un charmant jardin exotique se situe au centre. Nous continuons notre marche en direction de la populaire promenade beach et la statue de Gandhi, le tout sous un beau soleil couchant.

Le site archéologique de Arikamedu

Nous louons un 2 roues pour nous déplacer autour de la ville sans problème. Nous commençons par le site archéologique de Arikamedu. Le lieu était autrefois un port majeur dédié à la fabrication de collier et au commerce avec la Rome Antique. Les ruines sont intéressantes à voir, mais les collections se trouvent au musée de Pondichéry.

Les Mystères d’Auroville, la ville utopique

Nous rejoignons Auroville en 2 roues, situé à une dizaine de kilomètres de Pondichéry. Auroville est une ville expérimentale, toujours en construction. Crée en 1968 par la mère qui était originaire de France, et dirigé par le guru Sri Aurobindo, Auroville à pour mission d’être le lieu «d’une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités. » Les habitants, nommés Aurovilliens, viennent de partout dans le monde, et sont aujourd’hui environ 4000. Le Matrimandir doré, situé au centre est le lieu de culte et de méditation. Nous ne pouvons pas nous rendre dans la ville, mais nous pouvons accéder à une vue du Matrimandir. Malgré la belle idée, tout cela me fait penser à une secte.

L’ashram Sri Aurobindo et le Temple de l’éléphant

Nous commençons par nous rendre à l’ashram. C’est ici que repose le corps de Sri Aurobindo. Beaucoup de monde viennent lui rendre hommage. C’est aussi un endroit très populaire pour venir méditer. Je m’essai, même si je ne sais exactement que faire. Nous partons ensuite pour le temple Arulmigu Manakula Vinayagar, situé juste à côté. Le temple, dédié au dieu Ganesh, est très connu pour son éléphant. Lakshmi l’éléphant vient chaque jour de 16h à 18h bénir les dévoués. Et c’est avec plaisir que je me prête au jeu. Le coup de trompe sur la tête est impressionnant!

 

L’île des pins et l’atoll de Nakanhui

Je pars en excursions pour la journée. A bord d’un petit bateau rempli de japonais et allemands, je sers de traductrice, étant la seule bilingue. Nous passons dans les eaux turquoises du lagon, d’où on aperçoit des tortues, une raie manta, et un banc de dauphins, dont certains s’amusent à nager à la proue des bateaux.

L’atoll de Nakanhui

Nous accostons sur une langue de sable, terminé par un petit îlot, habité par des aigles pêcheurs. Le paysage est digne d’une carte postale, entre le bleu turquoise de la mer et le bleu du ciel. Très beau, mais rapidement envahi de touristes, car nous somme à la haute saison.

l’îlot Brosse

Nous accostons ensuite sur un îlot ayant l’étrange forme d’une brosse vue de loin, dû aux pins colonnaires. J’ai décidé d’apporter mon repas plutôt que de prendre le repas avec la sortie, pour une question de coût. Je m’installe avec les organisateurs, tous d’origine Kanak, et j’en profite pour sympathiser avec eux. A la fin du repas, il reste de la salade de papaye et de la langouste, qu’ils me proposent aussitôt. Genée car je n’ai pas payé pour ce repas, je commence en refusant, mais ils insistent pour que j’en prenne. Comment dire non à ce repas de roi!

Nous traversons la forêt pour rejoindre l’autre versant, pour la nurseries des requins, désert lors de notre passage. Mais nous croisons des tricots rayé, le fameux serpent de mer local.

La baie de Saint Maurice

Je pars le lendemain en pouce pour visiter l’île. J’arrive à Vao, la chefferie de l’île, puis à la baie de Saint Maurice, très connu pour ces statues tribales. Les troncs sculptés sont plantés dans le sable et représentent chefs, personnages et animaux emblématiques devant la plage à l’eau turquoise.

Les vestiges du bagne

La Nouvelle-Caledonie, comme la plupart des îles colonisées par la France, ont d’abord servi de bagne aux prisonniers français. Situé en bord de route, un taureau attaché à l’entrée, je me faufile dans la grande bâtisse. La nature à repris ces droits dans l’ancien bagne en ruine. Je dois dire que je ne me sentais pas à l’aise dans ces grandes salles et petites cellules chargées d’histoire.